Coupe d’Afrique des nations (M) : Saine rivalité chez les Lions

La sélection nationale de handball masculin poursuit jusqu’au 8 décembre  2017, son troisième regroupement en vue de la CAN masculine prévue au Gabon en janvier 2018.

Réunis au complexe sportif de la Garde présidentielle au quartier Obili dans la ville de Yaoundé au Cameroun, 21 joueurs se livrent à cœur joie aux exercices soumis à eux par le staff technique lors de cette mise au vert interne. Le Cameroun a été tiré au sort dans le groupe A de la 23e coupe d’Afrique des nations de handball messieurs, Gabon 2018 avec l’Algérie, le Congo, le la Tunisie et le pays hôte. Le groupe conduit par Simon Buchard Menguede, sélectionneur principal a entamé sa dernière semaine de préparation externe avant  le regroupement de nerfs qui permettra de sélectionner les joueurs qui représenteront le Cameroun au Gabon.

« Tout le monde veut aller au Gabon »

Kevin Fokou, Lion handball.

 

« Le travail est dur. Mais je sais que c’est pour la bonne cause. J’essaie de me soumettre aux exercices du coach. Je ne suis pas costaud comme les autres mais je me sers de ma tête pour tromper l’adversaire. Il y a une très grande rivalité dans le jeu entre les anciens joueurs et les nouveaux. Au niveau du poste, nous sommes nombreux à chacun des postes. Lors des matchs, je me sers de ma tête pour me déplacer plus rapidement, pour anticiper. En défense, je suis meilleur grâce aux deux semaines de préparation avec le groupe. Tout le monde veut aller au Gabon.je me bats à fond pour être dans le groupe.»

 

 

 

« Entre nous, la rivalité est saine »

Frantz Tafegue, Nziko handball.

« La préparation prend de l’ampleur. Avec un peu de concentration, ça ira.Le coach met beaucoup de pression sur les joueurs parce qu’il a besoin de rendement. Nous nous sentons à l’aise avec cette façon de travailler parce que ça nous pousse à respecter les consignes à la lettre pour ne pas être mis hors jeu. J’ai déjà été plusieurs fois en stage  avec la sélection nationale mais je n’ai jamais fait aucune compétition avec l’équipe. Je travaille dur en respectant les consignes. La technique et la lecture de jeu pourront, j’espère, me faire sortir du lot. Nous savons que seuls les meilleurs iront à Libreville. Entre nous, la rivalité est saine. J’ai l’impression d’avoir évolué sur le plan tactique, de même que, j’ai fourni de nombreux efforts depuis le début de la préparation. »

 

 

« J’essaie d’être efficace »

Martin-Luther Ondoua Ambassa, ailier gauche, Fap de Yaoundé.

« Nous sommes un peu fatigués depuis le début du stage. Ce stage est vraiment rude. Le corps réagi déjà même si la charge de travail diminue. Nous travaillons beaucoup plus la vitesse : maintenant. Contrairement au travail fait en club, la rentrée des compétitions est difficile parce que nous avons eu du temps de repos. Les trophées individuels de la saison ne suffisent pas pour aller à la CAN. Chacun à son poste doit travailler davantage avoir de l’ardeur au travail et de rigueur dans l’entraînement. J’effectue un travail personnel, j’essaie d’être efficace, rigoureux, présent à l’entraînement. Il ne faut jamais se dire que l’on est meilleur à son poste. Il y a beaucoup de rivalités au poste. Le travail fait partie de mon quotidien. Je n’ai jamais eu l’intention d’abandonner. »

« Nous travaillons d’arrache pied »

Joël Cébastien Tignemb Njewell , arrière, Fap de Yaoundé.

« Physiquement, ça reprend pour moi. Le stage a été annoncé rude et il est entrain d’être mis sur pied. Nous travaillons d’arrache pied. Nous sommes habitués à la charge, mais nous devons nous habituer à ce type de travail pour être à niveau. Le coach met dispositif tactique sur pied en attaque et en défense. Les exercices sont plus intenses. La rivalité est présente. Les jeunes mettent la pression. Du coup nous devons montrer engouement au travail, abnégation et beaucoup de courage puisque le coach dit que seuls les  plus forts survivront. C’est une façon de dire que si tu n’es pas fort psychologiquement, tu vas craquer. Je n’ai jamais eu envie d’abandonner. J’aime quand c’est dur. Si ce n’est pas dur, ce n’est pas mon truc. Il faut travailler fois trois pour essayer de se mettre au niveau des équipes comme l’Egypte. »

 

 

Propos recueillis par Wilfried Ondoa

 

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