Centre de jeunesse: le stade mythique

Au quartier Madagascar, ce terrain de handball a fait de ce quartier de la ville de Yaoundé, le cœur du handball camerounais: creuset de talents.

Centre de jeunesse: le stade mythique

Au quartier Madagascar, ce terrain de handball a fait de ce quartier de la ville de Yaoundé, le cœur du handball camerounais: creuset de talents.

 

Brouette de terre après brouette de terre, parpaings après parpaings. Les riverains, du Centre de jeunesse et d’animation ont contribué à bâtir le mythique stade de handball du Centre de jeunesse de Madagascar. Ils ne savent pas encore ce qui s’y prépare. Mais, les produits de ce site, la renommée établie, « C’est autour des années 1966 et 1967 que ce stade a été construit (Ndlr, hésitation) . Nous avons contribué manuellement et de façon naïve, à sa construction. C’est d’ailleurs à cette occasion que nous, jeunes de Madagascar, avons découvert le handball. C’est un sport que nous ne connaissions pas » se souvient le sénateur Raymond-Lippert Mbita Mvaebeme, président de la Fédération camerounaise de handball.

Chemin faisant, le handball va s’y développer. Des génies, vont exploser au point que, pour les plus jeunes, « on s’entraînait en reprenant des gestes de Tara (NDLR, Sylvestre Ayissi Noah). Il avait une technique incommensurable. Nous nouions les poignets et nous livrions à des exercices de lâcher de ballons pour détendre les poignets. Ses poignets étaient d’une souplesse ». L’entraînement n’est pas réglementé. Il n’y avait pas de méthode. « Nous venions jouer pour nous faire plaisir autant que nous pouvions trois fois par semaine puis, nous rentrions. Nous organisions toujours des entraînements et des matchs contre des garçons venus de Madagascar, ce qui renforçait notre  façon de jouer ».

Delphine Yatta, l’unique joueuse à avoir passé 21 ans dans le Tonnerre Kalara Club Handball dames (TKC HB), a été moulé sur ce site. Evocation d’une ambiance au terrain de Madagascar en 1974 om le TKC s’entraînait. « L’entraînement était difficile parce que les familles n’acceptaient pas de nous voir choisir cette voie-là. Du coup, à l’entraînement, des joueuses se retrouvaient à apporter deux paires de chaussures pour en prêter une à leur coéquipière. Nous nous passions les shorts et autres équipements, les dirigeants nous épaulaient du mieux qu’ils pouvaient. Nous étions obligées de former une famille », propos empruntés au « Poignée d’or du Cameroun » de l’époque. Les équipes étaient constituées d’enfants venus des quartiers Madagascar, Carrière, Nkomkana, Briqueterie. Ces quartiers étaient le vivier du handball camerounais et donnaient au stade, sa renommée. Camwhite, une équipe masculine, dans le cœur des « Madagos » va révéler les gardiens de but Mbella « élastique », Sylvestre Ayissi Noah, Ewane, Sandjong …

« Nous savions qu’après les cours, entre 16 h à 17 h, nous avions des matchs surtout qu’il y avait une deuxième division. A un moment, la plupart des joueurs de Yaoundé sont passés par Madagascar qui est devenu le temple devant le stade de la préfecture », récit du président de la FECAHAND.

Le Stadium de Madagascar, un projet avorté. « Où se trouve l’école publique des Sources, le Stadium est créé. Madagascar atteint l’apogée. Le stade était moderne. A notre grande surprise il a été démoli puisque l’on annonçait la construction d’un gymnase moderne. Ce projet n’a pas prospéré et le handball est parti de Madagascar », .pointe de regret de Raymond-Lippert Mbita Mvaebeme.

A Madagascar, il y a les souvenirs de ce fameux Cameroun-Chine, dont le récit est exclusivement réservé aux anciens.

 

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