CAN Tunisie 2020 (M) Yannick Bindzi, la force… et l’expérience

A 29 ans et une quarantaine de sélections cet ailier gauche parfois demi-centre est le joueur le plus capé de cette sélection camerounaise de handball masculin présente en Tunisie pour la 24e CAN du 16 au 26 janvier 2020 à Hammamet et Radès.

Portrait

La vie, il ne la veut pas en digitale. Il veut la vivre. Du coup, pour se le marteler, avant chaque rencontre, il s’offre un moment avec « Mon précieux », titre du rappeur et compositeur français, Soprano. L’artiste nous invite dans un monde en 3D où les émoticônes sont reines, le téléphone portable omniprésent. Yannck Bindzi (184 cm, 78 kg, 29 ans) n’est pas style flambeur. A part sa chevelure gominée, ce n’est pas le mec qui fera des tatouages. Yannick Bindzi aime rester sobre mais pas dans son jeu. Cet ailier gauche parfois demi-centre de la sélection nationale de handball du Cameroun avec son jeu direct, aime les fantaisies. Depuis son entrée dans l’antre des Lions en 2006, il n’a pas arrêté d’en faire sur le terrain. Un peu trop parfois. Une première sélection en 2006 qui lui a ouvert les portes d’une série d’autres. Il a failli être recalé cette année. La jeunesse, le pousse à la sortie, ses prestations approximatives aussi parfois. Formé à Yaoundé, il a été moulé sur chacune des aires de jeu de la ville. Il a eu le temps d’apprendre auprès de légendes.

Mais, ce qui vous fera apprécier Yanncik Bindzi par-dessus tout, c’est son amabilité, mais surtout, toute l’énergie qu’il met dans chacune des périodes de jeu qui lui est offerte. C’est un vrai Lion. Il a ce Fighting-Spirit qui donne des ailes. Il sait épauler en défense, construire en attaque et jouer son rôle de demi-centre ou d’ailier quand il revêt cette casquette. Il sait fixer l’adversaire. Mais, Yannick Bindzi n’est pas du style à conclure une attaque. Il choisit toujours de la dernière passe plutôt que d’oser, d’aller chercher ce but, d’aller au tir. Excepté quand il est sous pression. La pression, comme sa dope. C’est à ce moment que l’on sent son adrénaline monter haut, très haut. Il se mute en un grand diable sur le terrain, un monstre prêt à bouffer tout sur son passage. Là, c’est le Bindzi à 100%. Pour cette CAN, Tunisie 2020 (16 au 26 janvier), on note une baisse de régime du joueur. Peut-être le poids de ces années à servir le Cameroun. Mais il a cette force, cette force due à ses états de services, à ces années passées avec les Lions, à ces années entre MINUH et FAP de Yaoundé, cette force qui est toute son expérience. Ses coéquipiers rêvent d’une qualification pour le Mondial. Lui, pousse le rêve assez loin. Il rêve du podium. On a dit rêve n’est-ce pas !

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