CAN handball séniors ( D): Liliane Laure Maffo Kamga, propulseur miniaturisé

L’ailière du TKC de 30 ans, Liliane Laure Maffo Kamga, deux fois médaillées d’argent aux Jeux Africains, pourrait participer à sa deuxième coupe d’Afrique des nations de handball féminin, Cameroun 2020, du 8 au 18 juin 2021 au palais polyvalent des Sports de Yaoundé.

 

Liliane Laure Maffo Kamga est entrée à la CAN 2018 au Congo à Brazzaville comme « sapeur-pompier ». Pas pour éteindre le feu mais pour remplacer une arrière, Jacquy Yanick Baniomo, blessée. Le groupe, elle le connaissait par cœur puisqu’ayant suivi toutes les étapes de la préparation. Pas étrangère au collectif emmené par Buchard Menguede à cette CAN, la joueuse du Tonnerre Kalara Club séniors handball dames, s’est glissée dans  la compétition, disputant le quart de finale, la demi-finale, aigre perdue. Pas de podium pour Liliane Laure Maffo Kamga (30 ans, 172 cm, 63 kg) mais une quatrième place ne les qualifiant pas pour les championnats du monde. Pour cette 24e coupe d’Afrique des nations de handball séniors dames, Liliane Maffo n’a qu’une chose en tête: être en santé et aller plus haut à Yaoundé: elle vise le sommet des sommets.

Avant ce cours d’EPS en classe de 5e au lycée de Biyem-Assi à Yaoundé, la jeune infirmière principale n’avait jamais reçu de formation ni rêvé même de devenir handballeuse. Son truc, c’était le football et c’était su de tous. Aujourd‘hui, elle fait son bonhomme de chemin dans le handball et n’envisage pas son avenir sans une scène de handball à offrir sa puissance au public qu’elle veut servir de tout son être. Liliane Maffo joueuse fine, au tir acéré et de plus en plus mature a la culture de la gagne tatouée dans son sang. Du coup, il peut lui sembler inconfortable d’évoluer au milieu d’un type de profile. « J’aime jouer avec toutes les personnes qui aiment gagner, donnent le meilleur d’elles-mêmes dans l’effort et dans l’encouragement des autres sans se distraire dans les lamentations pendant le match. J’aime la victoire quel que soit l’adversaire », tout est dit. C’est dans ses tripes, bien enfouies dans sa fine silhouette qu’elle compte aller chercher toutes les ressources possibles pouvant aider à briser le signe… Angolais. Oui. 13 fois championnes de la CAN séniors dames et tenantes du titre, les Angolaises refilent des cauchemars dignes des lendemains d’un visionnage d’un de ces films tirés d’un ouvrage de l’auteur Américain, Stéphen King. Tenez : La nuit déchirée par exemple. Cette année, pas question de céder. Avec ses coéquipières, elle compte bien y arriver. D’ailleurs, n’est-ce pas la « machine à réacteur et à propulseur miniaturisé et intelligente » des Lionnes ? Trêve. Rendez-vous le 8 juin lors de la rencontre d’ouverture face au Kenya.

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