CAN handball (D), Cameroun: Dr Mansourou Arémou: “De manière globale, ce fut une organisation parfaite”

Dr Mansourou Arémou, président de la Confédération africaine de handball fait le bilan de la 24e coupe d’Afrique des nations de handball séniors dames tenue au Cameroun du 8 au 18 juin 2021 au palais polyvalent des Sports de Yaoundé.

 

 

La CAN féminine 2020 vient de s’achever, le Cameroun a-t-il relevé le défi de l’organisation en ce temps de persistance du Covid-19 sur le continent ?

Situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles. C’était une CAN tout à fait différente des autres CAN avec la Covid. Toute la planète est bouleversée par cette pandémie qui a définitivement changer notre manière de vivre ensemble avec les différentes mesures barrières. Autant de paramètres pour faire face quand il s’agit d’organiser un évènement comme une CAN de handball qui réuni dans une seule ville les différents acteurs de la discipline en l’espace de dix jours. Mais malgré tout, il faut tirer un chapeau aux autorités sportives du Cameroun plus particulièrement le comité d’organisation. En effet, pour faire face à la pandémie et de manière efficace, la bulle Covid a permis de contourner le mal en tenant compte des réalités du moment et de l’exigence de la haute compétition. Cela fait partie de l’une des prouesses du comité d’organisation après quelques frayeurs de départ. Il faudra noter également que c’est la première fois que la CAN se joue avec 12 pays même s’il y’a le forfait de l’Algerie contre 8 auparavant. Évidemment, il était question pour Yaoundé de prendre en considération cet aspect positif de cette discipline qui grandit dans le monde. Car l’Afrique aura désormais 4 représentants aux championnats du monde. De manière globale, ce fut une organisation parfaite. Et j’aimerai saisir cette occasion pour féliciter les autorités camerounaises en premier le Président de la République, son ministre des sports et de l’éducation physique, le président de la fédération camerounaise de Handball et l’ensemble des membres du comité d’organisation. Je tiens à remercier également les membres du comité exécutif de la CAHB pour leur mobilisation pour la réussite de l’évènement.

Sur le plan sportif comment avez-vous trouvé le niveau technique de la compétition ?

Je pense que c’est le point le plus culminant de cette CAN. Toutes les équipes étaient bien armées techniquement. La hiérarchie a été bousculée à l’image de l’élimination du Sénégal par le Congo, de la prolongation obtenue par la Tunisie contre l’Angola en demi finale et de l’écart d’un but de différence entre le pays hôte le Cameroun contre Congo. D’ailleurs sur les trois pays africains qui étaient au dernier mondial au Japon, deux n’y seront pas (Sénégal et RD Congo). Seul l’Angola va repartir et sera accompagné du Congo, de la Tunisie et du Cameroun. Je pense que cette CAN, sur le plan technique a été celle des coachs et des gardiennes. Les meilleurs coachs ont été décisifs dans le jeu et les gardiennes étaient spectaculaires dans des moments très décisifs également des matchs Oui sur le plan technique, la CAN de Yaoundé a révélé de bonnes choses pour l’avenir du niveau du handball africain. Ce volet fait partie justement de la politique de la CAHB. Malgré la pandémie, nous avons fait beaucoup de formations dans ce sens, parce que nous voulons offrir à l’Afrique et nos fédérations membres des ressources humaines de qualité.

L’Afrique dispose-t-elle de sérieux représentants pour le championnat du monde en Espagne ? Comme je l’ai dit tantôt, les pays participants ont compris que seul le travail récompense. Les pays qui ont bien travaillé se sont qualifiés. Donc ce sont les meilleurs du tournoi qui vont représenter dignement l’Afrique. L’Angola connait bien la compétition, la Tunisie et le Cameroun repartent après avoir raté celui de 2019 tandis que le Congo revient 13 ans après. Il faut tout de même dire que le Sénégal a un bon effectif pour représenter, mais malheureusement il a été éliminé et ne repartira pas au mondial pour une seconde expérience. Maintenant, je pense qu’avec le travail qui va continuer au niveau des équipes, l’Afrique aura de bons représentants, même si le mondial reste une compétition d’un autre niveau.

Quelles sont les principales leçons tirées par la CAHB pour relever l’aura de la compétition en particulier et du handball féminin africain en général ?

Je pense l’avoir souligner au départ. Il s’agit de la vulgarisation. La CAN Seniors Dames, c’est la plus grande compétition de l’Afrique et de la CAHB au niveau de la filière féminine. Donc il est important que la compétition face le tour de l’Afrique et du monde à partir de la ville qui l’accueille. Dans la ville de Yaoundé nous avons vu les efforts déployés en terme de communication avec des supports de communication bien adaptés à cela. Nous allons continuer à travailler. Et à ce niveau là aussi, nous mettons beaucoup l’accent sur la formation des journalistes afin qu’ils puissent se spécialiser. Et comme vous le savez, on ne peut pas parler de ce que l’on ne maîtrise pas. J’appelle aussi les journalistes de à se rapprocher de leur fédération respective pour se spécialiser.

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