CAN Handball (D), Cameroun 2020: Berthe Abiabakon Onoukou, la muraille…d’Or

A 32 ans, la gardienne de but La Roche Handball Vendée en France prépare sa sixième coupe d’Afrique des nations de handball avec la sélection nationale féminine. Médaillée d’argent et de bronze en compétition continentale, elle rêve d’or à la maison.

 

Sa relance semble toujours impeccable. Comme si elle maitrisait par cœur chacun des centimètres d’une aire de jeu de handball. Ses arrêts, spectaculaires, décisifs, précieux pour ses coéquipières ont sauvé le Cameroun plus d’une fois en compétition. Berthe Abiabakon Onoukou (184 cm, 74 kg, 32 ans), gardienne de but des Lionnes de handball et plusieurs fois capitaine de la sélection, a le tempo dans la peau. Une Berthe Abiabakon en forme c’est 50 de la défense.

C’est une espèce de petit génie qui a su s’imposer dans le but des Lionnes du handball depuis 2008. Depuis le temps, elle ne cesse de surprendre. Ces finales des Jeux Africains disputées deux années successives (2015 et 2019) ont bien permis de mettre plus d’un d’accord sur ses automatismes, mais surtout qu’elle rayonne de supériorité et de confiance en soi. Force musculaire, détente, mobilité, endurance, vitesse de réaction font presque « un » avec la gardienne de La Roche Handball Vendée en France -passée par Aulnay Handball-. C’est au TKC qu’elle a tout appris aux côtés de Serge Christian Guebogo, actuel sélectionneur principal des Lionnes mais davantage moulée à l’école de coach Nya, entraîneur des gardiennes de but de l’équipe nationale de handball féminin. A leurs côtés, c’est un peu la formation continue.

Berthe Abiabakon a terminé quatrième de la dernière CAN au Congo en 2018 avec ses coéquipières. Une place au podium qui leur a échappé bel et une espèce de dette morale vis-à-vis de ce public qui attendait plus. « Berthe, c’est l’envergure, la précision. Berthe, c’est une bête dans les buts. Regardez la finale des Jeux Africains de 2015 pour estimer son potentiel », souligne un dirigeant de la Fédération camerounaise de handball. Pour la muraille des Lionnes, il serait temps qu’elle devienne la « pieuvre »  à l’image de son défunt modèle, gardien du Portugal, Alfredo Quintana dont le potentiel a souvent fait trembler les Experts, de France.

Dans le regard de son fils de 6 ans, Prince Dylan George Doder Mevono Eloundou, Berthe Abiabakon puise toute son énergie. En lui, sa force. «Pendant  ma grossesse, mon fils me donnait la force. J’ai joué jusqu’à mes six mois de grossesse et après j’ai arrêté pour préparer sa venue ». En compétition, la seule évocation de Prince Dylan lui rappelle combien elle doit se battre pour atteindre le sommet. Elle qui rêve d’une carrière dans le handball de haut niveau, parmi les meilleures du monde.

Si elle rêve du trophée de la 24e édition de la coupe d’Afrique des nations séniors dames de handball, ce qui est normal, si sa spéciale, c’est le « parapluie », le public de Yaoundé aura le temps d’apprécier (du 10 au 20 juin 2021),  les arrêts et relances impeccables de cette joueuse douée si elle est retenue et en forme. Aussi, Abiabakon cultive ses tirs de 7 m (penalty). Oui. La gardienne des Lionnes d’un caractère jovial et généreux, s’amuse des fois à convoquer en duels, les gardiens des équipes adverses. Et ça, c’est bon pour le moral.

 

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