CAN féminine : « Une équipe en pleine reconstruction »

Dans cet entretien tenu le 31 mai 2018, veille de la publication de la liste de ses joueuses, Jean-Marie Zambo, le sélectionneur national dames du Cameroun explique ses choix pour ce premier regroupement.

C’est la reprise après les championnats du monde. Qu’est-ce que l’équipe nationale a fait depuis tout ce temps ?

Bon, nous sommes  restés dans le suivi des joueuses en club. Beaucoup d’entre elles devaient participer au championnat d’Afrique des clubs. Nous avons donc fait confiance à nos collègues qui sont dans les différentes  équipes pourvoyeuses des joueuses de la sélection nationale de handball féminin du Cameroun.

Qui sont ces joueuses qui prendront part à ce premier regroupement ?

Si vous regardez bien, c’est une équipe en pleine reconstruction. Beaucoup de jeunes y accèdent déjà et nous voulons voir comment on peut faciliter leur intégration. Il y’aura effectivement beaucoup de départ, vous savez, l’encadrement des filles est assez complexe. Lorsque vous comptez sur une joueuse, vous ne savez pas ce qu’elle a comme projet social. Elle peut être enceinte, elle peut se marier, il y’a beaucoup de raison pour qu’elle ne soit plus là ou alors qu’elle ne te donne plus la performance escomptée. Lorsqu’on entraîne des dames, on ne peut pas compter sur les mêmes filles parce qu’elles peuvent avoir leurs projets de vie différents de vos projets en tant que coach, avec elles. Voilà pourquoi il faut toujours penser aux plans recours. Nous ne sommes même pas sures que  ces filles du premier regroupement iront toutes au Congo, non pas pour leurs performances, mais pour leurs projets de vie. Voyez-vous plus de quatre filles parmi celles qui étaient avec nous aux championnats du monde sont absentes aujourd’hui parce qu’elles sont enceintes, Pourtant performantes.

 Quels sont les visages qui flirtent pour la première fois avec cette liste ou marquent leur retour?

Effectivement, nous avons des joueuses comme Teufa, Amba Bessala, Batamag et Mbouchou qui sont nouvelles dans le groupe tandis que Ewodo, Maffo et Djouffo retrouvent une équipe qu’elles n’avaient pas revu depuis un moment.

Quels ont été les critères de sélection de ces 20 joueuses qui ont rejoint la sélection ?

Nous avons une philosophie de jeu, qui fonctionne bien sur le plan défensif, maintenant nous voulons également continuer  avec cette philosophie sur le plan offensif.  Pour cela, il nous faut des jeunes filles athlétiques. Jeunes sur le plan des sélections à l’équipe nationale, jeunes en âge, jeunes physiquement et des anciennes qui répondent encore sur le plan physique et qui peuvent encore épouser cette philosophie.

Après la petite déception lors du championnat du monde, rêvez-vous d’une deuxième qualification consécutive grâce à vos performances à la CAN?

Cette CAN est qualificative pour le prochain championnat du monde de handball féminin, Japon 2019. Nous avons intérêt à être parmi les équipes africaines qui vont se qualifier. La dernière fois, nous avons mérité notre qualification et il faut qu’on continue de prouver que nous méritons cette place. Nous nous devons de faire un travail assez difficile et assez poussé pour atteindre cet objectif.

Propos recueillis par Wilfried Ondoa

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